Le bon esprit de groupe selon Wilfred Biron

Nous sommes maintenant mieux à même de définir le bon esprit de groupe, l’objectif vers lequel nous tendons. Il est aussi difficile à définir que le concept de bonne santé chez un individu, mais certains de ses attributs semblent être associés à :

a) Un objectif commun, qu’il s’agisse de vaincre un ennemi ou de défendre et de promouvoir un idéal ou une construction créative dans le domaine des équipements matériels ou des infrastructures sociales.

b) Une reconnaissance commune par les membres du groupe des « frontières » du groupe, de leur position et de leur rôle par rapport au groupe.

c) La capacité d’absorber de nouveaux membres et de perdre des membres sans craindre de perdre l’individualité du groupe, c’est-à-dire que le caractère du groupe doit être flexible.

d) L’absence de sous-groupes internes ayant des frontières rigides (c’est-à-dire exclusifs). S’il existe un sous-groupe, il ne doit être centré sur aucun de ses membres ni sur lui-même : il ne doit pas traiter les membres du groupe principal comme s’ils n’étaient pas à leur place au sein de ce groupe, et la valeur que le sous-groupe peut apporter au groupe principal doit être généralement reconnue.

e) Chaque membre individuel est estimé pour sa contribution au groupe et est libre de se mouvoir en son sein, sa liberté n’étant limitée que par les conditions généralement acceptées, conçues et imposées par le groupe.

f) Le groupe doit avoir la capacité de faire face au mécontentement au sein du groupe et de le gérer.

g) La taille minimale du groupe est de trois personnes. Entre deux personnes, les relations sont personnelles; à partir de trois, elles deviennent interpersonnelles.